L’ancien vice-président Joe Biden prévoit d’avertir – ou de menacer – qu’il y aura davantage de violence si le président Donald Trump est réélu en novembre, selon un extrait de son discours de Pittsburgh, en Pennsylvanie, publié lundi matin.

Biden s’exprime au lendemain d’une fusillade à Portland, au cours de laquelle un partisan présumé de Black Lives Matter et d’Antifa – qui avait été arrêté précédemment par la police lors d’une émeute pour port d’arme chargé, et relâché – a tiré et tué un manifestant de droite qui avait participé à une caravane pro-Trump.

Il s’exprime également à la suite des violentes émeutes de Kenosha, au cours desquelles des militants de gauche en colère contre la fusillade policière de Jacob Blake, 29 ans, dimanche dernier, ont mis le feu à des commerces locaux pendant plusieurs nuits.

Biden a d’abord condamné la police et a mis trois jours pour condamner les émeutes, mais il ne l’a fait qu’après que Kyle Rittenhouse, 17 ans, ait tiré sur trois personnes et en ait tué deux lors d’une émeute mardi soir dernier.

Dimanche, Biden a blâmé Trump pour la violence continue dans le pays, qui a été presque constante depuis que les activistes de gauche sont descendus dans la rue en réponse à la mort de George Floyd en garde à vue à Minnepolis, Minnesota, en mai.

Au cours des derniers mois, les démocrates ont défendu les manifestations comme des « manifestations pacifiques » ou « essentiellement pacifiques », malgré le fait que des centaines d’agents de la force publique aient été blessés et que de nombreuses entreprises aient été détruites.

Biden avait l’intention de se rendre à Kenosha mais a décidé de s’exprimer à Pittsburgh à la place. Selon le journal spécialisé Politico, ses conseillers prévoient que la visite du président Donald Trump prévue pour mardi « se retournera contre lui ».