Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, un parti populiste français de droite, a félicité le Royaume-Uni d’avoir retrouvé sa « liberté » mais a poursuivi en disant que Brexit était un « terrible échec » pour l’Union européenne.

« Après de multiples péripéties, le Royaume-Uni a enfin retrouvé sa liberté. Mais c’est un échec terrifiant pour l’Union européenne », a déclaré Mme Le Pen.

« Nous verrons sans doute, dans les mois et les années à venir, que le Royaume-Uni a fait ce qu’il fallait et en tirera probablement un grand bénéfice. En fait, j’ai déjà remarqué que la catastrophisme a déjà fait place à des avertissements prudents de la part de ceux qui étaient sûrs que le peuple britannique serait ruiné, qu’il y aurait un chômage massif… » a-t-elle ajouté, selon le Brussels Times.

« Je pense aussi que cet événement ne suscite pas beaucoup de commentaires, étant donné qu’un pays fondateur de l’UE vient de partir. Ce n’est pas exactement insignifiant », a conclu Le Pen.

Sur Twitter, le leader populiste a écrit que Brexit devrait marquer le début d’une nouvelle « Alliance européenne » qui reflète davantage ce que veut la majorité des citoyens européens, ajoutant que « cette Union européenne restera dans l’histoire comme un échec retentissant !

Les commentaires de Mme Le Pen contrastent avec ceux du président Emmanuel Macron, qui a demandé plus de pouvoirs pour l’Union européenne à la lumière de la sortie de la Grande-Bretagne du bloc.

« Ce Brexit est possible, a été possible et entrera en vigueur dans quelques heures, parce que nous avons trop souvent fait de l’Europe un bouc émissaire pour nos propres difficultés et aussi parce que nous n’avons pas assez changé notre Europe. Plus que jamais, nous avons besoin de l’Europe », a déclaré M. Macron.

« Je vous mentirais en vous disant ce soir que l’avenir de notre pays pourrait être construit sur moins d’Europe », a-t-il dit quant à une éventuelle sortie française (Frexit) de l’UE.

En 2018, le président Macron a admis que le peuple français voterait « probablement » pour quitter l’Union européenne si on lui donnait la possibilité de voter lors d’un référendum similaire à celui de Brexit en 2016.