La ville de Paris a annoncé de nouvelles mesures pour améliorer la sécurité dans les zones défavorisées, notamment en engageant des agents de sécurité pour patrouiller divers espaces publics.

La ville compte embaucher environ 35 agents de sécurité pour patrouiller dans des zones telles que les places publiques, les entrées de stations de métro et d’autres zones de certains quartiers nord de la ville, où les migrants campent et où les rues sont devenues dangereuses pour les femmes, rapporte Le Parisien.

La Place de la Chapelle et ses alentours sont spécifiquement mentionnés en raison des plaintes antérieures de femmes vivant dans le secteur qui sont menacés et harcelés par des migrants hommes.

En novembre, une femme du quartier s’est plainte: «La situation s’est aggravée. Bien sûr, puisque ces hommes sont de plus en plus nombreux. Comme beaucoup d’autres, j’ai renoncé à prendre le métro pour aller à La Chapelle, pour traverser la place… même à un rythme soutenu.

«Et ne parlez pas de cafés. Bien sûr, ils ne disent pas «Femmes interdites», mais qui risquerait de le faire? La police est plus présente, c’est vrai, mais les combats sont également de plus en plus nombreux et violents», a-t-elle déclaré.

La ville s’emploie également à empêcher la distribution de nourriture aux migrants lorsqu’ils agissent dans le désordre. La ville a chargé l’association « Aurore » de prendre en charge la distribution de nourriture après le renoncement d’une organisation précédente en raison de la montée de la violence de la part des migrants clandestins qu’ils tentaient d’aider.

«Ces quartiers ont été confrontés à des crises répétées: réfugiés, retour de crack, mineurs marocains isolés en danger. Après une vaste consultation et de nombreux échanges sur le terrain, nous avons ciblé des mesures fortes, rapidement déployables, pour améliorer les choses », a déclaré le premier adjoint de la ville, Emmanuel Grégoire.

Grégoire a ajouté que la ville investirait davantage dans les quartiers pour lutter contre le chômage, déclarant: «Nous commençons un programme de formation d’un million d’euros pour 1000 habitants des quartiers populaires afin qu’ils puissent profiter de la masse d’emplois qui seront créés dans le cadre des Jeux Olympiques. «