vendredi 17 septembre 2021
Non, Amsterdam, ce n’est pas que la drogue et les putes

Non, Amsterdam, ce n’est pas que la drogue et les putes

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Ambiance coup de gueule. Je reviens d’un week-end diabolique écoulé à Amsterdam, et les questions qu’on me pose me laissent perplexe. Enfin, elles m’énervent plutôt. D’abord, le fameux et légendaire « coffee shop ». C’est apparemment pour cela qu’une immense majorité de Français se casseraient le cul à bouger au pays de la tulipe et des moulins. Bonjour tristesse. Comme si en France, sur cette terre saine de corps et d’esprit, le cannabis était absent, ou même difficile à trouver. Alors certes, les spécialistes vous diront que la weed est meilleure côté hollandais, mais franchement, les dealers squattent à tous les coins de rue ici, et vous pouvez toujours faire pousser au calme chez vous si vous en voulez « de la bonne ». Bref, de toute façon, je ne fume pas, problème réglé.

Ensuite, second sujet : les filles de joie. Là encore, nul besoin d’aller là-bas pour en voir à tous les coins de rue, hélas. Alors certes, dans un pays un peu moins coincé que le nôtre, ça se voit plus facilement, c’est bien moins hypocrite d’ailleurs, au point que beaucoup de touristes étrangers y assument pleinement d’aller tremper leur biscuit dans un bordel. Mais non, là encore, très peu pour moi.

Bien évidemment, en grand fan de hardcore que je suis, j’y ai évidemment trouvé mon bonheur avec non pas une, mais deux teufs de nické. Tout d’abord, une « Thunderdome Die Hard Day 2 » en plein après-midi, dans un entrepôt où beaucoup d’anciens, de crânes rasés et de gabbers en général s’étaient donné rendez-vous. Ambiance correcte, musique au top. Mais c’est surtout la nuit à « Pandemonium » qui restera longuement gravée dans mon esprit : 15000 personnes dans un énorme gymnase. 5 scènes, 5 styles différents, une nuit entière de musique ultra violente dans une ambiance déchainée jusqu’au petit matin. Que du bonheur.

Toutefois, il serait plus que dommage de limiter les bienfaits des Pays-Bas à cela. Amsterdam, c’est d’abord une très jolie ville. Il suffit de se promener dans les rues pour constater à quel point cette ville regorge de belles surprises. Tout y est bien dessiné, la ville est grande, bien organisée, les vélos circulent on ne peut plus facilement, le danger semble lointain, on s’y sent bien, qu’importe l’heure, qu’importe le jour de l’année. Des canaux, des bateaux, plein de boutiques sympa, des bars, des pubs, en fait le seul truc qui me dérange là-bas, ce sont les touristes, à commencer par les Français évidemment, qui réussissent toujours à se faire remarquer, quel que soit l’endroit. On peut facilement dire que le prix du pire touriste étranger attribué au Français est largement mérité, il surclasse ses adversaires sans problème (et vas-y que je parle fort partout, que je prends les autres pour des merdes, que je tente de m’imposer partout où je vais, « j’ai payé donc j’ai droit à tout ce que je veux » etc…). Horrible.

Enfin, et je terminerai là-dessus, Amsterdam, c’est surtout une cinquantaine de musées à visiter ! Il y en a pour tous les goûts, et même si je n’ai pu en faire qu’un seul (question de temps), ce fut extra. Il s’agissait du musée national de la marine, soit le plus grand musée du monde consacré à la navigation. Mais c’est bien plus que ça, puisqu’à part des bateaux que l’on peut visiter, on y trouve tout un récit de l’histoire de la flotte hollandaise, ses membres, la ville d’Amsterdam, le commerce au Moyen-Âge et l’influence qu’avait la ville durant de nombreux siècles. Quinze euros pour une visite qui a duré 3h en ce qui me concerne, ce fut absolument génial. Déjà hâte de retourner dans cette belle ville où il me reste encore tant à voir, tant à découvrir…