jeudi 22 avril 2021
La fable Mélenchon…

La fable Mélenchon…

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C’est l’histoire d’un Spartacus des temps modernes. Esclave enchainé, battu, humilié et exploité au quotidien. Ses camarades et lui devaient se serrer les coudes pour survivre au quotidien, tant les injustices venaient impacter leur vie.

Ils étaient logés dans des caves humides et sombres, où grouillaient les rats, les maladies, les insectes. L’air y était difficilement respirable, les nuits glaciales, et il était difficile de se reposer. De toute façon, le repos se faisait si rare qu’au moindre répit, il fallait absolument dormir, même quelques petites heures, voire quelques minutes, c’était une question de vie ou de mort.

Quant au travail, ce n’était guère mieux. Les sanctions omniprésentes et les sévices subis à tout moment faisaient régner un climat de terreur. Chaque esclave était régulièrement humilié en public, fouetté devant ses collègues afin de bien dissuader quiconque d’aller à l’encontre des nombreuses règles d’oppression établies.

En échange, les esclaves avaient parfois droit à un repas, plus ou moins consistant. Il s’agissait la plupart du temps d’une vieille soupe où une seule pomme de terre venait timidement parfumer dix litres d’eau de pluie. Cela servait également de boisson, en plus des petites astuces pour s’offrir quelques précieuses gouttes d’eau, par exemple en trempant ses lèvres dans des flaques de boue.

Hommes, femmes et enfants étaient séparés et subissaient des violences extrêmes s’ils essayaient de communiquer. Malgré tout, conscients de leur sort, certains esclaves avaient nourri un esprit de révolte sans égal, prêts à tout qu’ils étaient pour renverser ce système inhumain et scandaleux.

Un jour, un homme du nom de Jean-Luc Mélenchon arrivait pour leur proposer son aide. Voici quelques-unes de ses propositions : desserrer les chaines des esclaves, leur permettre de boire de la soupe chaude, diminuer les coups de fouet de moitié, faire disparaître les rats des caves humides et sales, ou encore permettre aux esclaves de discuter entre eux dix minutes par jour.

Les esclaves, qui n’y croyaient plus depuis longtemps, furent soulagés d’apprendre que l’on s’intéressait enfin à leur sort et que leur sauveur existait bel et bien. Tous, ou presque, faisaient confiance à super Jean-Luc et décidèrent d’en faire leur maître incontesté.

Lorsqu’il arrivait enfin au pouvoir, les désillusions furent rapides. Très vite, les esclaves se rendaient compte qu’ils avaient été trompés par leur naïveté, trahis par ce qui n’était après tout qu’un maître, un possesseur et exploiteur d’esclaves. Face à cette colère collective, Jean-Luc était tout de même contraint de lâcher quelques miettes, au sens propre puisqu’il accordait 50 grammes de pain par semaine et par esclave, afin de calmer les tensions.

La morale de cette histoire ? Ce n’est pas en changeant de maître que l’on abolit l’esclavage. À méditer…