jeudi 22 avril 2021
Fête de l’Huma trahison hippie

Fête de l’Huma = trahison hippie !

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Avant tout, petite pensée pour ce talentueux lanceur de cocktail molotov de la manifestation parisienne, qui n’a pas hésité à mettre sa vie en danger pour envoyer le précieux liquide enflammé sur un corrompu bonhomme en uniforme.

Bien. Ceci étant précisé, quel bilan tirer de la manif du 15 septembre ? Par principe, il est d’une quasi évidence que je me dois de parler de cela, et pas seulement parce qu’un manifestant parigot y a laissé un œil. Non, l’actualité se veut bien trop morose pour que l’on puisse laisser passer un événement qui suppose la mobilisation d’une partie des travailleurs, prêts à se battre pour défendre leurs droits.

Avant même la manif, j’ai été marqué, pour ne pas dire SCANDALISÉ par le manque d’intérêt médiatique, malheureusement de plus en plus répandu. Au programme sur BFM TV : des « adolescents radicalisés », du fétichisme Sarkozyste, encore un peu de terrorisme, et une bonne grosse dose d’inondations / sécheresse sur « le territoire français ». Bref, on ne nous informe pas, on nous gave de saloperies.

Ce qui gouverne encore aujourd’hui l’écran de nos télévisions, en-dehors des quelques « casseurs » qui ont eu le courage de foutre un peu le bordel, c’est malheureusement un certain manque de mobilisation. Il faut dire que les syndicats et partis politiques ont su se montrer particulièrement timides quant à l’appel pour se bouger le cul. « On récolte vos cotisations, pour le reste, débrouillez-vous. » Courage, fuyez.

Le plus écœurant dans tout ça, ça reste quand même le fait que la Fête de l’Huma a eu lieu le week-end dernier. Le summum du militantisme était au rendez-vous, puisqu’il s’agissait de la « cause naturiste »… Bonjour tristesse. Hashtag tous à poil hein. Au programme, on a eu droit au grand bal, que dis-je, au grand défilé de la « gauche de la gauche », c’est-à-dire tous les nostalgiques de Mitterrand (plan de rigueur en 1983 RPZ) et de la « gauche plurielle », championne en titre des privatisations. Tous ces vieux loubards de la politique ont su prouver par le passé qu’ils étaient du côté des banques et des grands patrons, tout en nous matraquant sans cesse que le changement, c’était maintenant.

Le problème, c’est que le « maintenant », ça fait déjà une bonne trentaine qu’on n’y croit plus. Cette politique du « votez pour nous, on s’occupe du tout » a fait ses preuves. Et quelles preuves, puisqu’à chaque fois, on se mange un fist cordial encore un peu plus profond. Rien sur les salaires, rien sur les loyers, rien sur les mobilisations dans les rues. On retrouve toujours les mêmes arguments politiques, ceux que Tsipras a rapidement oubliés une fois qu’il fut élu. Travail, famille, patrie, chômage, précarité, Maréchal, te voici. Ravachol, reviens.