L’information sportive de ce week-end n’était pas liée à l’Euro selon moi, puisqu’il s’agit du départ du Tour de France 2016, qui s’élançait cette année du Mont Saint-Michel. Depuis des décennies, la couverture médiatique de cet événement ne cesse de croître, surtout avec les techniques modernes qui permettent de filmer un peu tout et surtout n’importe quoi en la matière.

Je ne vais pas m’attarder à vous faire une thèse sur le cyclisme dans tous ses états mais plutôt vous parler de ce qui m’énerve une fois de plus : le dopage ! Enfin, pas le dopage en lui-même, mais plutôt les gens qui en parlent. D’ailleurs, c’est LA phrase que vous risquez d’entendre le plus au cours des repas de famille prochainement : « de toute façon, ils sont tous dopés ». Là, vous vous attendez à ce que je vous dise que non, ils ne le sont pas tous, ou en tout cas pas tous illégalement, qu’il y a des contrôles et bla bla bla… En fait, je n’en sais rien.

Il y a toutefois plusieurs choses dont je suis persuadé. Tout d’abord, c’est que pour faire un tel parcours, sans même vouloir finir premier, tu ne peux pas te contenter de boire de la Contrex. Ce que l’on « demande » à ces coureurs relève du défi, d’un véritable challenge, que beaucoup n’arriveront pas à boucler. Ensuite, dans le cyclisme, contrairement à d’autres sports, il n’y pas de place pour les seconds. Soit tu termines premier, soit tu fais partie du reste. C’est comme ça. Les sommes en jeu sont bien moins importantes que pour le foot par exemple, et ceux qui ne finissent pas premiers ne récoltent que des miettes. Cela explique d’ailleurs pourquoi les sponsors sont aussi nombreux, il faut bien financer « tout ça » …

Alors voilà, à toi qui critiques le Tour de France parce que tu crois que ce sont « tous des drogués », lis ceci. J’aimerais te connaître un peu plus et te poser quelques questions. Quand tu te lèves le matin, n’as-tu pas besoin d’un bon café pour te réveiller ? Te sens-tu stressé si tu n’as pas ta dose de nicotine ? Bois-tu de l’alcool en soirée pour être plus à l’aise ? Adaptes-tu ton alimentation en fonction de tes besoins ? Te reposes-tu quand tu es fatigué ? Bref, je m’égare, j’exagère, mais tu m’as compris.

Oui, le cyclisme est un sport où le dopage est tristement célèbre. Si tu crois que tes idoles du foot ou de je ne sais quel autre sport carburent à la Volvic, je te laisse te noyer dans ta naïveté. Oui, nous sommes en 2016, et c’est tout le monde du sport qui est gangréné par le pognon, la course à la victoire et l’obsession du trophée. Les perdants n’ont pas leur place dans cet univers macabre et quiconque enchaine les défaites finit par tomber dans l’oubli. Ainsi, ce fétichisme de la première place conduit souvent, bien trop souvent même, de nombreux sportifs à « tricher », c’est-à-dire à risquer leur propre santé pour réussir à se faire une place dans ce système impardonnable.

Pour autant, n’allez pas croire que je défende le dopage, loin de là. J’essaye plutôt d’en analyser les causes et les tristes conséquences. Ceci étant précisé, je crois que oui, lorsque j’aurai quelques moments de temps libre après le boulot, il n’est pas impossible que je regarde un peu le Tour de France, ces jolis paysages et son suspense qui me passionne plus ou moins selon les années. Vous pourrez me traiter de « beauf » autant que vous voulez, vous qui vous grattez les couilles dans votre canapé en regardant chaque match de l’Euro…